Devoir de citoyen

Devoir de citoyen
La ville de Liège lance une campagne de sensibilisation des commerçants afin qu'ils ne vendent plus d'alcool aux mineurs de moins de 16 ans. Voici donc la ville où tout le monde aime papa qui donne des leçons à ses commerçants. Si on cherche des responsabilités, et que le plus populaire des représentants de la Cité Ardente fait le buzz sur la toile grâce à ses prestations avinées, peut-être doit on se dire que l'exemple ne vient pas d'en haut.

Des contrôles policiers qui ont eu lieu dans le Carré ont permis d'interpeller une trentaine de jeunes de moins de 16 ans qui étaient en infraction, puisqu'en possession d'alcool. Avant d'éduquer les cafetiers, la Ville aurait pu commencer par éduquer sa jeunesse. Des agents auraient pu leur expliquer que s'ils voulaient boire de l'alcool, il fallait le faire deux semaines plus tôt, le soir où le Standard devint champion de Belgique, car aucun d'entre eux ne faisait sa ronde dans le Carré. Champion de quoi, au fait? Ils ont remporté la ... Jupiler League, le championnat de division 1. Soit le plus grand événement sportif belge de l'année qui est vendu à une marque brassicole... L'exemple ne vient définitivement pas d'en haut ... A noter que sur la trentaine d'interpellations, seul un parent a estimé que son enfant avait le droit de boire de l'alcool. Imbibé lui aussi, ou stigmatisait-il l'hypocrisie de toute la classe politique?

Car il est au final bien question d'hypocrisie. Un jeune de 15 ans qui va boire une bière est en infraction au regard de la loi, mais quand il la boira à 18 ans (bien) sonnés, il contribuera aux recettes de l'État, l'alcool étant surtaxé. Il fera donc son devoir de citoyen.

# Posté le lundi 08 juin 2009 16:20

La Nuit, Ils Mentent ... Le Billet de Grumpf

La Nuit, Ils Mentent ...                                                                                                                                       Le Billet de Grumpf
La campagne bat son plein, après tant de nuits sans sommeil chez les présidents de parti qui en augurent bien d'autres. Elle compte bien faire la saison dans nos boites crâniennes et de nos pensées, les faire siennes. Petit tour d'un horizon qui s'étend à perte de vue(s).
Le PS ne voit pas la vie en roses. Monsieur Elio fustige mollement les caisses noires de Monsieur Didier, après avoir plus vertement condamné les mots bleus de l'autre Monsieur Didier. Celui-là même qui avait comparé les socialistes wallons à l'URSS stalinien. Il est vrai qu'entre « le petit père du peuple » et « tout le monde aime papa », le jeu de maux était trop prévisible. Vertige de l'humour? Notons qu'on riait quand même nettement moins quand notre petite entreprise connaissait la crise.
Madame Joëlle rêve, mais moins qu'en 2007, un grain de sable communautaire venant enrayer la mécanique de l'orange, au point de demander une restriction des sondages. Le son d'age, c'est la jeunesse qui passe massivement au vert, donnant l'avantage à Monsieur Jean-Michel, comme il y a une dizaine d'années. A cette époque paraissait un album nommé « Fantaisie Militaire » qui, lui, n'était pas signé Monsieur André. Monsieur Elio en voit donc effectivement de toutes les couleurs, après avoir du recadrer ses petits enfants. Comme Madame Anne-Marie, partie dans le sud sans se tenir à carreau parce que le nord lui a brisé le c½ur. On dirait le sud, celui vers lequel lorgnent les résidents de la république, eux aussi en hausse.
Le pouvoir entre dans la transe, et escalade les marches du politiquement incorrect. Escalade à laquelle un certain Alain B. aurait répondu « C'est comment qu'on freine? ». Forgeons-nous nos opinions sans opiner, car la politique n'a rien de poétique, au contraire d'un personnage qui manque au paysage musical depuis ce 14 mars. L'électeur sur un trapèze devra voter intelligemment, ne serait-ce que pour m'éviter de titrer mon prochain article « plus rien ne s'oppose à la nuit »...



Petit texte rédigé dans le cadre de mon cours de médias ce samedi 16 mai. J'espère qu'il vous plaira. Et pour ceux qui me diront que Le Sud est une chanson de Nino Ferrer et que les mots bleus sont de Christophe, je répondrai oui, fustigerai leur manque d'ouverture d'esprit (parce que mon égo serait surdimensionné) et cette propension à pinailler de la sorte et les renverrai respectivement ici et .

# Posté le lundi 18 mai 2009 17:03

Cover 01 / 09

Hello à tous... 50ème fois que je commence une cover, je me sens... En fait, rien, je m'en fous. J'ai commencé à prospecter des chansons parce que j'entendais des bons trucs d'un coté et que j'avais de la merde en boite au bals (jeu de mots qui pourrait paraître anodin... Détrompez-vous) de l'autre. Alors je tenais notamment à remercier au gré de ces mois Wallace et Minisa qui ont contribué à me faire trouver des morceaux pour meubler ma cover assez régulièrement ainsi que certains pigistes comme Pascou ou Kriss. Parce que j'aime les redondances mais aussi et surtout parce que j'aime me répéter, merci à ceux qui passent, laissent des commentaires, lisent mes articles, vont voir mes vidéos...
Quoi de spécial pour la 50e cover? Rien. Bien fait pour vous! Allez, je comptais intégrer à mon article le concept de la vanne pourrie du mois. Celui qui en a une est le bienvenu, mais la première a été pompée sur le blog de Nathalie, qu'elle ne m'en veuille pas...
C'est un type qui rentre dans un bar et qui fait «  C'est moi!!! » et en fait... C'était pas lui...
Bon je sors...

1) Cela fait quand même longtemps qu'on l'attendait, en témoignent les toiles d'araignée sur mon autre blog. Nos écossais préférés sortent ce mois-ci un nouvel album intitulé « Tonight : Franz Ferdinand », 12 pistes que j'ai eu l'occasion d'écouter avant tout le monde (ça sert de connaître un gars qui connait un gars). Le premier examen fut positif avec, notamment, deux gros coups de c½ur. « Ulysses » et « Twilight Omens » sont mes pistes favorites de ce nouvel opus, à l'opposé de « Can't stop feeling », qui est l'une de leurs démos sorties mi-2005 et réinstrumentalisée façon électro – ce qui la rend nettement moins bien et moins Franz... Déception.
2) Petit morceau bien remuant et positif qui aurait pu finir cover du mois si il n'y avait pas le monstre Franz devant. Charlie Winston (Chaplin – Churchill), en plus d'être le frère du chanteur Tom Baxter, nous propose un album qu'il voulait inclassable (et c'est réussi) dont le premier extrait, « Like a hobo », est le morceau western-folk de ce début d'année. Dans un style comparable, je vous conseille Jonathan Sellem (surtout la chanson « Voices ») dont l'esprit me semble relativement proche.
3) Petite découverte bien fraiche en provenance de l'autre coté de l'Atlantique qui n'est pas sans me rappeler les Greenhornes, PP Arnold et toute cette vague d'artistes que je nomme H&M (en référence à la marque qui se sert de leurs morceaux pour illustrer des pubs bizarres que je ne comprends qu'après absorption massive de toxiques – ce que je ne fais jamais, évidemment – hem hem ...). Santogold fait partie de la nouvelle vague de musiciennes post-soul aux USA. Une viéo non officielle pour illustrer ma cover...
4) Je vais reprendre une citation que j'ai entendue il y a peu : le talent est immortel. L'état de santé préoccupant du chanteur pousse certains petits comiques (ou pas) du web à le déclarer mort à intervalles réguliers depuis quelques mois, s'exposant aux foudres de ses fans. Je profite donc de la énième annonce du genre pour publier un excellent extrait d'une chanson finalement bien d'actualité d'Alain Bashung.
5) Si je devais retenir plusieurs chansons qui me font penser à 2008, je garderais « Buddy Holly » de Weezer, « My rights » des New Pornographers ou encore « Dubois » de Puggy. Mais une chanson me vient surtout, c'est « Hallelujah ». Ok, j'en ai parlé dans mes covers de l'an dernier via la version du regretté Jeff Buckley, mais il en existe plein d'autres versions plus où moins réussies. Gardons seulement à l'idée que l'originale est de Léonard Cohen, et que Rufus Wainwright est aussi un des rares à en avoir fait une bonne version. Tout comme Annie Lennox, dont j'ai parlé le mois dernier, ici à Taratata, et ... J'aime beaucoup...

1) Franz Ferdinand > Ulysses
2) Charlie Winston > Like a Hobo (Vidéo)
3) Santogold > I'm a lady (Vidéo)
4) Alain Bashung > Ma petite entreprise (Vidéo)
5) Annie Lennox > Hallelujah (Vidéo)

# Posté le samedi 28 février 2009 13:34

Ouasissisgoude...

Ouasissisgoude...
Entre deux covers, et vous pouvez constater que le temps passe, je prends le temps d'écrire l'un ou l'autre article sérieux. Période d'examens oblige, j'ai rédigé un travail en sociologie sur base d'un article trouvé dans la presse. L'article en question en posait une qui m'intéresse (et vous aussi, j'espère) au plus haut point : le téléchargement tue-t-il la musique?
Internet propose depuis plusieurs années une alternative au disque : le téléchargement. Depuis quelques années, avec l'avènement des logiciels de téléchargement illégal type Shareaza, Kazaa ou LimeWire, l'information soumise au droits d'auteur (films, séries, musique, ...) est disponible gratuitement et partout sur la planète. La législation est lacunaire à ce niveau puisque ces logiciels ne sont pas proscrits, mais bien leur usage à des fins pirates, c'est à dire le téléchargement de cette information. L'artiste qui tente de vendre son produit sur support CD / vinyle se fait ainsi couper l'herbe sous le pied puisque son ½uvre est disponible sur le net. Et gratuitement! Ce que les labels et lobbys musicaux essaient de nous faire croire, c'est que ce musicien ne sait donc plus gagner sa vie.
C'est partiellement vrai car l'artiste de 2009 a en effet rusé. Contre le téléchargement illicite, il existe le téléchargement légal. Où l'artiste bénéficie directement de l'argent puisqu'ils signifient la fin des intermédiaires, des supports couteux, des commissions aux magasins, etc ... Il vend également ses places de concert à des prix plus élevés, ce qui lui permet de vivre décemment et mieux encore. Le problème, c'est que les profits faramineux des maisons de disques fondent comme neige au soleil. Leurs commissions diminuent et le complot qu'ils prétendent dirigés contre les artistes n'est finalement néfaste que pour eux, qui ne pourront plus vendre de CD avec une bonne chanson et 11 de remplissage, puisque la bonne chanson sera disponible à l'unité sur le net, avec la garantie que l'artiste touchera une commission plus élevée que s'il l'avait vendue sur support. Les groupes anglais comme Radiohead et Franz Ferdinand proposent eux-mêmes des morceaux gratuits en téléchargement, ce qui permet aux sceptiques de se faire une idée, et gratuitement. Leader du groupe écossais, Alex Kapranos déclarait en avoir marre de devoir acheter un CD avec un hit et 11 morceaux de mauvais bourrage de disque. Quand on sait que ça coute environ 15¤, peut-on réellement lui donner tort? Néanmoins, même si la dernière solution est une excellente idée qui devrait à terme améliorer la qualité de la musique, tout le monde doit vivre, et à l'heure actuelle, le téléchargement sans consentement de l'artiste est toujours du vol.
Un deuxième argument des esprits chagrins démolissant le download, est que ce mode d'obtention de données audio ou vidéo tue les petits disquaires. Si on me répète ça encore une fois je vais prendre une grande inspiration, tendre mon doigt vers mon interlocuteur et prendre le rire le plus idiot dont je sois capable tout en contant ma mésaventure. En octobre 2005, Franz Ferdinand va sortir son deuxième album. Le premier, en lien avec mon précédent paragraphe, était constitué de 11 morceaux irréprochables, c'est dire mon impatience. Foot oblige, il n'est pas prévu que j'aille à la grande ville de sitôt, et vouant à Franz Ferdinand un culte semblable à ce qu'Isa ressent une veille d'un concert des Von Durden, je décide de m'arrêter un vendredi pour acheter « You could have it so much better », l'album sorti la veille, me gaussant là de ma bonne action et me disant que j'ai contribué à aider Paul à s'acheter des nouvelles baguettes. Je me rends chez le seul disquaire de Malmedy encore ouvert depuis la fermeture (faillite?) du Music 2000. Je passe à la caisse et ... ça fait mal, 24¤ pour un simple CD de 13 morceaux. Pas de bol sur toute la ligne, le soir, je me claque à l'entrainement.
Samedi, pas match donc et je décide d'aller me chercher des fringues à Liège vu qu'à la prochaine lessive, mon jeans sera définitivement redevenu poussière. Par curiosité, je m'arrête à la FNAC et je vois l'objet de mes convoitises à 11¤90. Râlerie, grincement de dents et puis, finalement, idée lumineuse. J'achète le CD à la FNAC, enlève l'étiquette mais ne le déballe pas. Je me rends chez mon escroc de disquaire afin de me faire rembourser mes 24¤. J'avais pris soin à Liège d'acheter une boite déjà abimée pour pouvoir en prétexter le vice à Malmedy. Le disquaire, voyant une boite non ouverte, un ticket de caisse daté de la veille ainsi que le vice qui justifie son retour n'a d'autre choix que de me rembourser. Ma différence est récupérée, elle a payé mes trajets en train, mon sandwich et ma boisson. Ma man½uvre était malhonnête? Se faire 12 ¤ de plus que les grosses firmes par CD sur le dos des jeunes parce qu'on est la seule boite à vendre des disques à 50 bornes à la ronde, c'est de l'honnêteté intellectuelle, peut-être? Non, Messieurs-dames! Le téléchargement n'a pas tué les petits disquaires. Ils se sont suicidés.
Autre nouveauté du web, Grégoire chante « toi+moi » et tous ceux qui sont seuls à la recherche d'une maison de disque en cette période de Saint-Valentin peuvent aller faire un tour sur un site nommé MyMajorCompany qui propose aux internautes de sponsoriser la carrière d'un artiste qui cherche un budget afin de pouvoir être édité et tenter ainsi de concrétiser son rêve. Il faut savoir que par euro investi, le mécène peut récupérer sa mise voire plus si l'album dépasse les espérances, comme c'est le cas avec notre ami Grégoire. Sonnerait-ce le glas pour les maisons de disques traditionnelles?
L'accès à des informations est un progrès, car tout le monde peut partager sa passion pour la musique avec tout le monde. Des jeunes de 16-18 ans entendent parler d'un morceau et peuvent en deux clics l'avoir chez eux et l'écouter. De quoi inspirer les aspirants musiciens, non? La musique est une histoire d'inspiration, à ne pas confondre avec le plagiat, dont je compte bientôt parler dans mes articles, et afin d'avoir une richesse à tous les niveaux, autant avoir le plus possible de sources à écouter afin d'obtenir le meilleur morceau qui soit. Le téléchargement illégal est nocif à l'industrie du disque, aux grosses firmes, aux petits disquaires, et globalement aux artistes, alors que le téléchargement légal, lui n'emmerde toujours que les trois premiers.

Errol

# Posté le mardi 17 février 2009 05:27

Mes meilleurs voeux ...

... A vous tous pour cette année 2009, qu'elle vous apporte paix, amour, liberté et fleurs, joie, allégresse, bouffe porto et pains saucisses ... Et love songs :D

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 17:04